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Archive for décembre 2009

Dans le même genre que mes « meilleurs voeux (calligraphie onciale)« , voici la carte que j’ai calligraphiée pour vous souhaiter une bonne année.

Bonne année, calligraphie onciale

Bonne année, calligraphie onciale

Contrairement à la photo de l’année passée, si ma petite calligraphie ci-dessus vous plaît, vous pouvez la mettre sur vos blogs, forums,etc. partout.

Je vous demanderai juste d’indiquer en légence : « Calligraphie sur https://onciale.wordpress.com« .  Ca me ferait vraiment plaisir… vous n’êtes pas obligés mais vous êtes polis, n’est-ce pas ?  Les gens qui aiment la calligraphie ne sauraient être que des modèles de courtoisie.

Réalisation de la calligraphie :

Encre : acrylique argentée pour les initiales (testeur ambiance mur de Levis), brou de noix pour la calligraphie onciale

Outil : plume biseautée 5mm et pochoirs pour les initiales “B” et “A” d’inspiration gothique. Ces pochoirs sont les deux premiers que j’ai réalisés moi-même avec la technique que j’ai mise au point et améliorée peu à peu.  Ceux-ci m’ont permis de recycler des barquettes de pizza mais maintenant je m’y prends autrement.

Ecritures : Gothique d’inspiration textura et onciale

Fond : carton de récupération + pliage (technique de l’enveloppe) d’un set de table au format A3 en papier kraft. Les feuilles dorées font partie du set de table.

Je vous souhaite à tous une très bonne année 2010 !

(Ca veut dire d’abord une bonne santé)

avec une pensée particulière pour :

  • une amie drôle et souriante dont le compagnon souffre d’une grave maladie,
  • mon mari, qui est l’homme de ma vie et a toujours été mon seul amour, mes enfants et mon meilleur ami qui m’ont soutenue pendant les deux ans où j’ai souffert le martyre à cause de mes hernies cervicales (et où j’étais pas souvent de bonne humeur),
  • ma môman et mes belles soeurs qui ont eu un cancer, et leurs maris qui ont souffert pour elles
  • Carole, cette artiste peintre de génie, partie trop tôt, elle aussi emportée par le cancer et son mari qui la pleure chaque jour
  • Marianne, que j’apprécie de plus en plus et qui souffre du dos
  • Sylvie, courageuse maman dont les genoux ne valent pas mieux que les miens et qui pourtant emmène chaque semaine ses loulous visiter tous les coins de Belgique
  • mes amies du cours de calligraphie, qui ne se plaignent jamais et qui pourtant ont certainement plein de souffrances, physiques ou morales car certaines ont perdu leur mari
  • et Marina, qui subit les bobos de la grossesse, ce qui n’est pas à proprement parler un problème de santé mais qui n’est pas marrant quand même…

A part ça, je souhaite à Aurore beaucoup d’argent, car il n’y a que cela qu’elle aime.  Mais je lui souhaite également et sincèrement de trouver le bonheur, car quelqu’un qui ne pense qu’au fric doit être vraiment très malheureux.  Si cela pouvait signifier qu’elle va trouver un job bien payé et qui lui plaira, ça ferait d’une pierre deux coups…

Etant donné que je pense que les pensées positives qu’on envoie vers les autres peuvent améliorer leur vie, vous me pardonnerez cette dédicace un peu longue, mais importante pour moi.

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Carte de souhaits réalisée pour Noël.

Réalisation de la calligraphie :

Encre : gouache blanche (avec un tout petit peu de gouache dorée)

Outil : plume biseautée 5mm et pochoirs pour les initiales « M » et « V » d’inspiration gothique. Je réalise mes pochoirs moi-même avec une technique patiemment mise au point que je vous exposerai prochainement.

Ecritures : Gothique d’inspiration textura et onciale

Fond : carton de récupération + pliage (technique de l’enveloppe) d’un set de table au format A3 en papier kraft. Les feuilles dorées font partie du set de table.

Je vous souhaite à tous de très bonnes fêtes de fin d’année !

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Puisque mon état de santé m’empêche encore (temporairement) de m’adonner à la calligraphie, je saisis l’occasion qui m’est donnée de vous faire de mon expérience (en tant que patiente) de la pose de prothèses cervicales.
En effet, les témoignages sur ce type d’opération restent encore rares et cela intéressera peut-être deux ou trois personnes de savoir comment cela s’est passé pour moi.

Résumé de la situation : jusqu’à la semaine dernière, je souffrais de deux hernies cervicales (je ne fais jamais rien à moitié. Les douleurs ont débuté par un genre de torticolis.  J’ai consulté un médecin traitant, une kiné, puis un rhumatologue incompétent qui a diagnostiqué de l’arthrose sans aller plus loin.

La plupart des traitements doux ayant été, depuis le début de l’aventure, envisagés, essayés, et abandonnés, toutes mes espérances avaient disparu. Kiné, kinésio, acupuncture, ostéopathie, fasciathérapie, minerve, etc. m’ont soulagée au mieux une semaine.  J’ai vu beaucoup de praticiens de diverses disciplines, surtout des médecins (et parmi eux au moins six généralistes).

Il a finalement fallu près de deux ans et l’insistance quotidienne d’un ami pour que j’accepte de rencontrer à nouveau un rhumatologue.  Heureusement, il s’est montré compétent, a cherché réellement les causes de ces douleurs qui devenaient de plus en plus présentes, fréquentes et handicapantes. Ce rhumatologue m’a prescrit un scanner, sur lequel les deux hernies étaient clairement visibles.  Mes espoirs sont revenus et se sont portées sur une hypothétique opération.

Pour faire le lien avec le titre (pourquoi j’ai arrêté la calligraphie), il faut savoir qu’une hernie cervicale a un impact négatif sur le bras situé du côté de la hernie : picotements, fourmillements, engourdissements, douleurs… Ceci du à la compression des nerfs qui passent dans la colonne vertébrale.  A une semaine de l’opération, mon bras droit était devenu tellement douloureux que malgré les anti-douleurs, je devais m’allonger pour ne pas souffrir de son poids qui tirait sur mon épaule…  Javais également perdu en force et précision, difficile dans ces conditions de pratiquer la bâtarde flamande, et même l’onciale m’aurait posé problème.

Aujourd’hui je pense que je pourrais recommencer les cours de calligraphie d’ici une semaine ou deux…

A partir de là, les choses sont allées plus vite.  Il a cependant fallu encore six semaines pour obtenir le rendez-vous avec le neurochirurgien, mon rhumatologue m’ayant informée que l’IRM serait réclamée par le chirurgien ce qui m’a permis de me présenter au rendez-vous avec tous les examens utiles.  Trois semaines supplémentaires ont été nécessaires pour programmer l’opération, indispensable dans mon cas : l’IRM a en effet montré la présence d’une grosse hernie de 4 mm comprimant la moëlle et d’une autre, plus petite (à mon avis celle qui est apparue en 2007).

Une hernie cervicale peut être opérée par un neurochirurgien ou par un orthopédiste.  Personnellement, pour une opération qui touche à la moelle épinière et qui intervient si près du cerveau, je préfère le neuro-chirurgien.  Ce que j’aurais mieux fait de taire à mon orthopédiste.

Il existe plusieurs types d’interventions visant à soulager une hernie cervicale (je pense que cela peut être transposé aux hernies discales lombaires, situées plus bas dans la colonne) : en résumé, la prothèse et la fusion.

La fusion consiste comme son nom l’indique à ôter le disque malade et à placer un greffon entre les deux vertèbres afin de respecter leur écartement normal en vue de souder les vertèbres. Cette opération porte également le nom d’arthrodèse.  Enfin, je parle de greffon mais cela peut aussi être une plaque en métal.  Je ne suis pas aussi bien documentée sur cette technique que sur la pose de prothèses.

La prothèse consiste à remplacer le disque par un disque artificiel, l’articulation conserve dès lors sa mobilité (ou retrouve sa mobilité, car avec une « belle » hernie, il devient difficile de bouger la nuque…).  Les disques que l’on m’a placés pour mes hernies (entre C4 et C5 d’une part et C5 et C6 d’autre part) sont en titane, de type (ou de marque ?) Baguera.

L’opération n’est pas toujours souhaitable, mais elle le devient en cas de compression de la moelle épinière surtout si il y a perte de la sensibilité de la main, ou si le bras présente d’autres problèmes (perte de force, douleurs, engourdissements, etc.). Lors du diagnostic, on vous demandera dans quel doigt vous ressentez ces symptômes.  Je n’ai jamais pu donner de réponse franche, ce qui est logique lorsque l’on sait que j’ai eu deux hernies, donc je n’avais pas qu’un seul doigt atteint !  J’ai eu l’occasion de constater que peu de médecins réagissent rationnellement lorsque la réponse à leur question ne rentre pas dans la case prévues à cet effet… Il en est qui se sont montrés agressifs.

En général, on attend un peu que hernie disparaisse spontanément mais si elle avait du le faire, en deux ans, elle aurait eu le temps !
Donc, dans mon cas, l’opération était la seule alternative possible.  Restait à choisir le greffon ou la prothèse.

Étant donné que mon choix a été simple, je dispose de moins d’informations sur le greffon.  Cependant, je peux dire que :
– greffon = perte de mobilité puisque les vertèbres sont soudées
– apparemment, des douleurs peuvent subsister
– le greffon implique de porter une minerve pendant trois mois
– le risque de récidive à un autre étage est important (les niveaux adjacents supportent une charge plus importante).

Les prothèses, et plus particulièrement les prothèses de type « Bryan Disc » ou Baguera dont je bénéficie, conservent toute leur mobilité à l’articulation.  Le gros inconvénient étant qu’à l’heure actuelle, en tout cas en Belgique à ce jour, elles ne sont pas prises en charge par la sécurité sociale.  Une conversation téléphonique avec une employée de l’INAMI m’a appris que le dossier était en cours d’acceptation, et qu’il faudrait compter environ un an pour que ces prothèses soient remboursées. Leur coût peut être rédhibitoire : environ 3 000 € pièce.

Comment se passe l’opération ? En soi ce n’est pas très engageant puisque le chirurgien vous coupe la gorge sur environ quatre centimètres, écarte tout ce qui est dans le chemin (trachée et oesophage, je suppose) et procède à l’ablation des disques et à leur remplacement par les prothèses…  L’opération dure trois heures.

Le réveil est extrêmement douloureux malgré la pompe à morphine.  Vous avez au poignet un cathéter qui vous dispense la fameuse morphine, du paracétamol, du sérum, un antibiotique et un anti-inflammatoire et sur le cou, un tuyau  relié à un redon, c’est-à-dire un drain aspiratoire dont l’objet est d’éliminer les secrétions.  Cela prévient les hématome.

Donc, pas question de se lever le premier jour.  Les douleurs lombaires sont importantes pour une raison que je n’ai pas cernée, ainsi que les trapèzes (ces muscles dans le haut du dos).

Le lendemain, vous pouvez vous lever et promener tous ces sympathiques appareillages.  Apparemment, la seconde nuit est blanche pour la plupart des patients concernés par ce type d’opération (je le tiens de l’infirmière).  Complètement blanche.  Si vous n’avez pas négocié de somnifères ou de relaxants avec un médecin tant que vous en avez un sous la main, vous allez passer une nuit passionnante :
– rien à la télé
– vous avez encore mal au dos, la lecture est difficile
– peu de spectacle dans la rue
– encore moins dans le couloir…
Il ne reste qu’à faire de l’infirmière de nuit votre meilleure amie !

Il y eut une nuit (blanche), il y eut un matin et ce fut le troisième jour.  Le troisième jour, grâce notamment aux soins du kiné, les douleurs diminuent très sensiblement.  On vous enlève le redon.  Le cathéter m’avait déjà été enlevé la veille pour cause de phlébite superficielle (pas très grave mais très douloureux).

C’est également le troisième jour que l’on passe une radio de contrôle.

Le cinquième jour, sortie !

Ce que je vous recommande pour ce type d’hospitalisation c’est d’utiliser un genre de cache cœur souple comme haut de pyjama. Ca a plus d’allure qu’un T.Shirt et le redon n’est pas gêné. Par contre pour le cathéter, si les manches sont trop serrées, c’est pas ça.
Un châle s’est révélé bien utile.
Par contre, comme apparemment c’est la mode maintenant de porter des bas de contention, les chaussures que j’avais prévues se sont révélées trop petites.

J’attends actuellement mon « bon de sortie » après une nuit courte mais de qualité.  Les douleurs que je pouvais ressentir au bras, au poignet, à la nuque elle-même sont devenues insignifiantes.
Les deux premiers jours ont été abominables mais ils sont passés.  Je suis vraiment contente d’avoir « subi » cette opération, car ma vie était ruinée par la douleur, l’irritation, le désespoir…  Je remercie mes amis et ma famille de m’avoir supportée, aidée et encouragée, et en ce qui concerne certains, soignée.

Et après ?

Six semaines après l’opération, il faudra rencontrer le chirurgien pour faire le point. D’ici là :
– éviter les transports en voiture, que ce soit comme conducteur ou comme passager
– pas de natation
– pas de travaux lourds

La pratique de la calligraphie ne devrait pas poser de problèmes mais ces derniers temps j’avais de telles douleurs au bras droit que je devais rester allongée pour ne pas ressentir la douleur liée au simple poids du bras…

Hier, c’est la phlébite qui me posait problème.  On m’avait dit que cela devrait durer encore environ deux semaines mais je ne sens déjà plus rien.

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